
L'Hôpital de la faune sauvage
Photographe basée à Marseille puis dans la région de Montpellier, Sarah Desteuque s’attache à rendre l’Autre visible dans ce qu’il est. Elle rencontre des femmes et des hommes souvent en marge ou méconnus de nos sociétés et documente leur quotidien, leur permettant de s’exprimer à travers ses images.
Elle privilégie le temps long, instaurant d’abord un lien de confiance avant de photographier, et utilise le grand angle pour relier, selon elle, les individus à leur environnement. Ses projets explorent des modes de vie singuliers : 1120 nuits, Jean-Paul à Montpellier, Voyageurs Immobiles sur les Travellers irlandais ou le quotidien de l’association « Goupil Connexion ». Ses travaux sont diffusés dans des magazines et festivals.
Elle répond également à des commandes photographiques : Paysages intimes #3 documente la relation d’habitant.e.s à leur environnement sur cinq communes de la métropole de Montpellier, et un travail en cours suit le quotidien d’éleveurs dans le cadre de la mise en place d’un abattoir mobile dans l’Hérault.
À travers ses images, elle cherche à créer des ponts entre les individus et le monde qui nous entoure.
L'association «Goupil connexion» a été créée en 1995 par un groupe de personnes passionnées par la faune sauvage, dont Marie-Pierre Puech, vétérinaire fondatrice et fervente militante de la biodiversité. En 2008, face à l'urgence écologique, l’Hôpital de la Faune Sauvage s’installe à Laroque dans l’Hérault. Les animaux sauvages sont en situation de vulnérabilité face aux activités anthropiques (chasse, étalement urbain, transport routier, lignes électriques, etc.). Vétérinaires, services civiques et bénévoles agissent sur différents fronts, de l'urgence médicale à des actions de sensibilisation.
Chaque année, en moyenne 3000 animaux sauvages franchissent la porte de cet hôpital.
Là où la société humaine a bâti une frontière avec la vie sauvage, Goupil Connexion tisse des liens entre les deux mondes. Ils se veulent "porte-paroles" des animaux, en mettant de l'énergie pour soigner, sauver et rendre la liberté à ces vies malmenées.
Depuis 2019, ce travail photographique documente l'engagement humain vis-à-vis de l'animal non-humain. Il tend à rendre visible la mobilisation humaine qui sauvegarde des espèces sauvages et qui informe des nuisances de l'homme sur son milieu naturel.